Grâce à la bienfaisance

01/03/2012

La voix empreinte de douleur, Itsik s’est confié à Binyamin : « Vous comprenez, les missionnaires ont les moyens de me séduire. Je suis drogué, sans domicile fixe, j’ai beaucoup de problèmes et suis assailli de dettes. Et ils me promettent que si je rejoins à leur secte, ils vont me réintégrer dans la société, me trouver un bon parti, faire de moi « un homme ». Cependant, il y a deux choses auxquelles je m’oppose formellement : me marier avec une non-Juive, et me convertir. Je préfère donc mourir drogué ! Mais expliquez-moi pourquoi, vous, les religieux, ne me proposez-vous pas ce que les missionnaires me proposent ? »

Binyamin essaya de répondre : « Tout d’abord, il existe des organismes religieux qui s’occupent de réintégrer dans la société des personnes dans ton cas. De plus, moi, je connais une personne qui peut t’aider ».
« Qui ? », demanda Itsik, plein d’espoir.
« Toi-même ! »
« Comment pourrais-je m’aider ? », demanda-t-il, déçu.
« Notre Rav nous répète constamment que rien ne résiste à la volonté. Si un Juif a pris une décision ferme, rien ne pourra le freiner. La phrase « Je ne peux pas » n’existe pas ; en fait, si « tu ne peux pas », c’est que « tu ne veux pas ». Si tu désirais réellement abandonner la drogue, je suis certain que tu y parviendrait ! »

Au cours de la conversation, Binyamin apprit que Itsik était né dans une famille traditionaliste et languissait beaucoup la vie juive. Constatant donc chez lui un fervent désir de se ressaisir, Binyamin lui proposa de l’accompagner dans une Yechiva destinée aux immigrants français, qui se situait à proximité de la rue ben Yehouda et où il avait lui-même étudié.

Dès leur arrivée, un étudiant qui les a croisés a demandé à Binyamin : « Comment peux-tu inscrire un drogué à la Yechiva ?! »
Les autres étudiants – certains mariés, d’autres non – eurent la même réaction. Cependant, Binyamin leur répondit que ce serait le Roch Yechivah qui prendrait la décision. Ainsi, dès l’arrivée du Rav à la Yechiva ce jour-là, un étudiant l’informa de la présence d’Itsik.
Le Rav demanda à Binyamin : « De qui s’agit-il ? »
« C’est un jeune homme qui désire se ressaisir et faire techouva. Pourquoi ne pas l’accepter ? N’avez-vous pas l’habitude de nous dire que rien ne résiste à la volonté ? »

Le Rav, qui était toujours saisi d’admiration pour Binyamin, qui avait abandonné la mission pour se convertir au judaïsme en toute sincérité, décida d’accepter Itsik à l’essai. Le premier vendredi soir, selon son habitude d’inviter les nouveaux étudiants à son domicile pour le repas du chabbath, le Rav invita Itsik avec Binyamin. Itsik se délecta des succulents mets du Chabat et écouta avec grand intérêt des divrei torah passionnants. Mais le lendemain matin, à son réveil, il dit à Binyamin, le visage empreint de souffrances : « Je n’en peux plus ! Il faut absolument que je voyage à l’extérieur de la ville pour acheter de la drogue… »
Il retira sa kippa de sa tête. Binyamin lui dit : « Dis au moins la vérité : ce n’est pas que tu ne peux plus, c’est que tu ne veux plus ! Si tu voulais vraiment, je suis certain que tu pourrais te maîtriser… »

Itsik se mit à bégayer : « Je ne peux pas… Je ne peux vraiment pas… »

Il sortit pour héler un taxi qui le conduirait dans l’une des villes de la plaine côtière, où fourmillaient de nombreux vendeurs de drogue, et Binyamin annonça tristement au Rav qu’Itsik était parti acheter de la drogue en plein Chabat.
A l’issue du Chabat, Itsik revint pour prendre ses affaires et quitter définitivement la yechiva, persuadé qu’il ne serait pas admis à demeurer dans une institution où il avait profané le Chabat. Mais juste avant qu’il sorte, il rencontra le Rav qui lui tapa sur l’épaule : « Mange au moins quelque chose avant de partir… »

Tout honteux, Itsik n’osa pas lever la tête. Le Rav demanda à Binyamin de lui préparer un repas et dit à Itsik: « A demain ! »
Itsik se confia tristement à Binyamin : « J’ai vraiment honte. Durant tout le voyage en taxi, j’étais pris de remords de profaner le Chabat. Et quand je suis arrivé, j’ai cherché partout un vendeur de drogue, mais en vain. Il y en a tellement dans cette ville, je ne comprends pas où ils avaient tous disparu. Cela ne m’est jamais arrivé. C’est comme aller au marché sans y trouver de tomates… »

Binyamin répondit : « Ecoute, le Rav a confiance en toi ; et moi aussi, je suis convaincu que tu peux réussir. Ce qui compte, c’est que toi, tu aies confiance en toi. Si tu le désires vraiment, Hachem te viendra en aide, et tu te débarrasseras entièrement de ton vice ! »
A cet instant-là, Itsik, étonné que le Rav et Binyamin lui accordent une telle confiance alors qu’il avait profané le Chabat, prit la ferme décision de ne plus jamais toucher à la drogue, quelle que soit la tentation. Il demeura à la yechiva et se mit à étudier, puis il se maria et fonda une famille. Il continua à étudier pendant quelques années, puis obtint un poste d’enseignant dans lequel il connaît un grand succès.

Reportage : Oded Mizrahi

Yad lea’him existe depuis plus de 50 ans et chaque jour, nous avons des missions pour sauver des vies. Celui qui sauve une vie, sauve le monde, vous pouvez en faire partie.
Nous combattons chaque jour contre les missionnaires et sauvons les femmes et enfants juifs prisonniers dans des villages arabes
Vous aussi pouvez aider à sauver des vies, chacun selon ses moyens et son bon cœur.
Car sans votre générosité, nous n’existons pas. Ils ont besoin de vous.
Ne leur tournez pas le dos.
Vous pouvez faire des dons, il y a plusieurs solutions
soit par Paypal via notre site internet : www.yadleahim.fr
soit par téléphone:

YAD LEAHIM en France :
Tél : 01 73 04 77 66

YAD LEAHIM en Israël :
Tél : 1800-850-500
Ou : 03-615-41-40

Vous pouvez également nous suggérer vos amis sur Facebook, organiser des conférences, nous nous déplacerons pour informer. Cela n’arrive pas qu’aux autres. Aidez nous à vous protéger.
Merci à vous, et merci pour eux