Après son sauvetage dramatique de France, une jeune femme commence à observer le Chabat

10/10/2021

Une jeune femme juive qui a été exfiltrée clandestinement de France l’année dernière par l’intermédiaire des membres du bureau de Yad Lea’him à Paris, après une relation longue et complexe avec un jeune musulman, a commencé à respecter le Chabat, grâce aux liens qu’elle a noués avec de nombreux nouveaux immigrants au sein d’une communauté dans une ville israélienne.

La jeune femme nommée Michelle a miraculeusement réussi à monter dans l’avion alors que son ami musulman en colère était à sa poursuite et la recherchait dans l’aéroport. Les hommes de Yad Lea’him, qui savaient à l’avance qu’un tel scénario pouvait se produire, l’ont délibérément mise sur un vol à destination d’un pays européen et de là vers Israël. Alors qu’il la guettait près du comptoir El Al d’où partaient les vols vers Tel-Aviv, elle était déjà à l’autre bout du terminal, vers une toute autre destination.

Elle a atterri seule à l’aéroport. En réalité, elle n’était pas complètement seule, des hommes de l’organisme qui l’attendaient l’ont récupérée et l’ont conduite dans un appartement bien équipé loué spécialement pour elle dans un quartier où vivent de nombreux immigrants venus de France.

L’organisme Yad Lea’him ne s’est pas contenté d’organiser le sauvetage et de lui fournir un logement dans un endroit où elle a la possibilité de s’adapter et de se reconstruire, il lui a fourni un soutien financier mensuel régulier et l’a aidée à trouver un emploi convenable dans la région dans une entreprise de vente de bijoux gérée par des français. Elle bénéficie également de l’accompagnement d’une assistante sociale francophone qui l’aide à revenir eu judaïsme.

Michelle, qui venait d’un foyer traditionaliste, était heureuse de revenir au sein du peuple d’Israël et a commencé à respecter les mitsvot, mais observer le Chabat était encore difficile pour elle. « L’organisation à l’avance, l’ennui et la déconnexion de la technologie à laquelle je me suis tellement habituée font que le Chabat est difficile à respecter pour moi », a-t-elle expliqué à l’assistante sociale.

Mais un beau jour, le vent a tourné. Dans le cadre du Chabat plein organisé pour les femmes courageuses qui ont été sauvées par Yad Lea’him, la Rebbetzin Yona Nussbacher a donné un cours passionnant sur la récompense élevée réservée aux personnes qui respectent le Chabat et à celles qui font des efforts en ce sens, comme éviter d’allumer ou d’éteindre la lumière ce jour-là. Ensuite, une rescapée s’est exprimée au sujet de la difficulté qu’elle a au début éprouvée à observer le Chabat. Elle a ajouté qu’aujourd’hui, elle comprend à quel point ce jour saint est le plus beau cadeau qu’une personne puisse recevoir sur terre.

Ce discours a fait à Michelle l’effet d’une décharge électrique. Elle l’a intériorisé et a décidé de faire l’expérience le Chabat suivant. Elle s’est engagée à ne respecter qu’un petit détail, mais en l’espace d’un mois, elle s’est entièrement plongée dans l’atmosphère magique de l’observance du Chabat. Yad Lea’him a fait en sorte qu’elle soit invitée à des repas de Chabat dans les familles de son entourage, ce qui a contribué à rendre son initiative encore plus significative.

Dans une lettre émouvante qu’elle a envoyée à ses parents, elle a écrit :  » Aujourd’hui, je comprends que le Chabat, je suis la plus libre au monde. Personne ne pianote sur son téléphone portable, je suis complètement indépendante. Je vois les préparatifs du Chabbat comme une expérience, comme un prélude à un moment de vacances et de détente. Aujourd’hui, je me sens pleinement juive « .