Une nouvelle fête dans une école israélienne laïque : « Hanoucca-Noël »

Une soirée d’information juive de Yad Lea’him

Manifestation à Herzliya : des parents et des élèves choqués de voir l’école s’investir dans des célébrations de Noël initiées par l’école.

Un groupe d’élèves d’une école laïque de la ville d’Herzliya a été étonné d’apprendre que leur professeur avait décidé de célébrer avec eux le Noël chrétien lors d’un festival très organisé. Pour ne pas exagérer de trop, l’enseignante a créé un croisement entre la fête juive de Hanoucca et le jour marquant la naissance de « l’homme en question » (J.)

Dans le cadre du festival « Hanoucca-Noël », qui doit avoir lieu la semaine prochaine, des stands ont été installés par les élèves eux-mêmes. Certains stands représentent la fête de Hanoucca, et en parallèle, d’autres sont dédiés à Noël, la fête chrétienne. Et comme si cela ne suffisait pas, le personnel de l’école en a rajouté. Alors que les stands de Noël sont attrayants et soignés, ceux représentant Hanoucca semblent délibérément négligés.

De nombreux parents ont protesté et porté plainte auprès du ministère de l’Éducation dans le but d’empêcher les activités chrétiennes au sein de l’école publique. Cependant, ils ont craint de dévoiler leur identité de peur de représailles. « Nos enfants étudient dans une école publique laïque, mais nous voulons malgré tout leur inculquer des valeurs juives ».

Dans l’intervalle, les parents ont contacté l’organisme Yad Lea’him, qui s’est réunie pour aborder la question et a envoyé une lettre au ministre de l’Éducation, le Rav Rafi Peretz, pour attirer son attention sur ce qui se passait sous son nez dans une école publique en Israël.

« Notre fils qui est en huitième année (l’équivalent de la classe de 4ème), a dit qu’il ne comprenait pas pourquoi le personnel de l’école favorisait les fêtes chrétiennes plutôt que les fêtes juives », a déclaré un parent d’élève à Yad Lea’him. Consterné, il a ajouté : «Nous avons l’impression que l’école fait des efforts pour rendre la fête chrétienne attrayante, alors que celle de Hanoucca est méprisée et négligée.

Yad Lea’him a noté avec amertume le bipartisme des organisations libérales et des médias en Israël, qui surveillent chaque activité juive dans les écoles, protestent continuellement contre ce qu’ils nomment la « coercition religieuse » sous couvert de neutralité, tout en fermant les yeux sur les activités teintées de « religion chrétienne », et foulent du pied les valeurs éternelles de notre peuple.

L’organisme Yad Lea’him a conclu en disant que « le cri des enfants d’Herzliya se fait entendre haut et fort, il ne peut être réduit au silence ».